logo du cncs
Centre Nautique Cap Sizun Commune d'Esquibien

xx

Jacky Nebrel en compagnie d’André Kerninon, président du Centre Nautique du Cap-Sizun.

Lors de l’assemblée générale du Centre Nautique du Cap-Sizun, vendredi, Jacky Nebrel, membre du club depuis une vingtaine d’années, a été chaudement félicité pour la médaille d’or gagnée à Vigo en octobre dernier aux championnats d’Europe laser en catégorie master. Embarqué en 1958, à l’âge de 14 ans sur le langoustier Georges Le Bail, l’histoire de Jacky Nebrel avec la mer avait pourtant commencé sous de mauvais auspices. Le langoustier est en effet abordé et détruit par un cargo en Cornouaille anglaise dès 1959. Bien plus tard, il reprend ses études, réussit le concours d’entrée dans la gendarmerie et est nommé à la sortie de l’école de la police de Sens dans une compagnie sportive dans l’Essonne. « C’est là que j’ai découvert le sport », se souvient-il. Jacky Nebrel devient alors CRS et a connu mai 68. Il passe son brevet de maître-nageur sauveteur et après une saison au lac d’Autun, il est nommé directeur d’un centre de vacances à Bombannes, où enfants et adultes pratiquent la voile. Il y restera 29 ans, s’entraînant en dehors de ses heures de travail. Jacky Nebrel a commencé la compétition en 1973. Depuis, il a enchaîné les challenges dans le monde entier. « Je suis connu comme le loup blanc chez les laseristes », s’amuse-t-il. S’il navigue pour le plaisir au Centre Nautique du Cap-Sizun, il poursuit ses entraînements à Douarnenez Voile et est aussi skipper sur le vieux gréement La Louisette « à temps perdu », précise-t-il. Sa médaille d’or n’est pas une fin en soi. À 75 ans, Jacky Nebrel n’abandonne pas la compétition et compte bien participer à l’Euro master en juin prochain à Rosas, puis au mondial en septembre en Hollande. « Je vais gagner ! Se promet-il. Mon point fort, c’est quand ça souffle ! »

"Lire l'article original"

Trente-cinq personnes ont pris part à l’assemblée générale du centre nautique, samedi soir, dans les locaux plage de Sainte-Edwett.

Un investissement de 30 000 €, notamment pour une nouvelle flotte de catamarans éducatifs, une navette pour faciliter le transport des écoliers, un bilan financier positif et du sang neuf au conseil d’administration : un bon vent dans les voiles du Centre nautique du Cap-Sizun où l’on s’inquiète un peu de la baisse de fréquentation des scolaires. Indicateur supplémentaire d’une réalité démographique marquant un vieillissement de la population ? Toujours est-il que les membres du club ont partagé le constat, samedi soir au cours de l’assemblée générale du centre nautique, selon lequel « le nombre d’écoles diminue dans le Cap. Or, d’une année sur l’autre, l’activité voile dépend des projets pédagogiques des enseignants ». La seule ombre au tableau que cette réunion en forme de large bilan a peint devant 35 adhérents. Au cours de l’année écoulée, le club a formé plusieurs dizaines d’écoliers du Cap à travers des séances de voile scolaire. Deux écoles ont aussi été reçues en classes de mer : « Mais, nous ne disposons pas d’hébergement. Nous ne pouvons donc pas accueillir de groupes venant de plus loin, car le coût des transports est beaucoup trop élevé », se désole André Kerninon, président du centre nautique. Sur ce point, Didier Guillon, vice-président de la communauté de communes (CCCS-PR) et conseiller départemental, a annoncé l’achat d’un minibus. « Voire deux, à plus long terme », financé par la CCCS-PR. Le succès d’un club de voile réside dans la qualité de son matériel et la qualification de son personnel

Renouvellement du matériel Après avoir présenté un bilan financier montrant un excédent, les responsables ont annoncé leur intention de remplacer la flottille de catamarans éducatifs (New Cats 12) ainsi que toutes les voiles des Optimists et un moteur de 15 CV. L’investissement global est annoncé à hauteur de 30 000 €. Le budget annuel du centre est de 300 800 €. « Le succès d’un club de voile réside dans la qualité de son matériel et la qualification de son personnel », a commenté le président Kerninon avant de rappeler que, en 2018, le club a renouvelé son parc des planches à voile, acheté deux moteurs et un dériveur RS « pour un coût total de 27 000 € ».

André Kerninon, le président, entouré de Elvina Rouillé et Christophe Le Moigne membres du bureau et de Thomas Touanen et Yann Kerninon, permanents du club.

De grandes animations à l’étude Au chapitre des projets toujours, les responsables du club vont étudier dans le détail la proposition formulée par Bruno Griffon. Ce responsable de l’association Plaisance en Cap-Sizun, club organisateur de la Ronde Sénane, propose d’associer à l’édition 2019 tous les clubs du Cap ayant des activités tournées vers la mer. La Ronde Sénane est programmée du 28 au 30 juin à Audierne. Côté animation publique encore, le bureau du centre nautique propose de relancer les Six heures de voile légère en baie de Sainte-Edwett. Enfin, le club s’interroge sur l’accueil, « dans les années à venir », du Tour du Finistère à la voile, annulé cette année pour cause de mauvais temps.

Dans le sillage Samedi soir en ouverture de la réunion et avant d’évoquer les grands moments de l’année écoulée, le bureau a rendu hommage à Clément Borel, décédé dans la semaine. 2018 aura été l’année des 70 ans du centre, célébrés début août : « Une belle fête organisée avec l’aide de toute l’équipe du club et le comité d’animation d’Esquibien ». Les responsables ont aussi rappelé qu’un poste - notamment dédié à l’encadrement - a fait l’objet d’un CDD de six mois. Par ailleurs, une journée voile organisée par un jeune stagiaire pour attirer les enfants vers la discipline a rencontré un franc succès. Avec près de 1 000 stagiaires, la saison d’été a donné toute satisfaction. « Si l’on compte les cours particuliers et les locations, plus de 2 000 personnes ont navigué sur le plan d’eau ». André Kerninon a,par ailleurs, souligné « la bonne entente régnant dans l’équipe de moniteurs, et l’efficacité de Mathilde, hôtesse d’accueil qui connaissait parfaitement le club et son organisation ». À noter que les réservations pour les stages d’été sur le site internet marchent bien : « Elles générent à elles seules 41 % du chiffre d’affaires ». Lors des élections intervenues en fin de réunion, cinq personnes se sont présentées spontanément pour faire partie du conseil d’administration, à la grande satisfaction du président : il s’agit d’Ewen Le Nouy, Jean-Pierre Yven, Christian Brénéol, Alexandre D’Hervé et Yvon Cabillic.

Le bureau Il est composé comme suit : président, André Kerninon ; vice-président, Loïc Dagorn ; trésorière, Elvina Rouillé ; trésorier adjoint, Guillaume Leysenne ; secrétaire, Sébastien Brigaud ; secrétaire adjoint, Christophe Le Moigne.

"Lire l'article original"

Le CNCS est triste de vous faire part de la disparition de Clément, que beaucoup connaissaient et aimaient. Les membres du CNCS transmettent à la famille ses plus sincères condoléances.

Clément Borel, coach du Kei Shin Judo Club

Le Télégramme du 13 décembre 2018

Clément Borel en mai 2014, au gala des arts martiaux.

Toutes les écoles du Cap Sizun le connaissaient. Clément Borel, amoureux des tatamis, est décédé mardi, emporté par la maladie à l’âge de 55 ans. Ses obsèques auront lieu ce vendredi. De nombreuses personnes ont souhaité lui rendre hommage. Le Kei Shin Judo Club a perdu son coach : Clément Borel, professeur de judo, éducateur et « papa spirituel » des petits et grands judokas. C’était aussi le « Monsieur du château gonflable » comme beaucoup de petits l’appelaient lors des fêtes estivales. Depuis des années, il transmettait sa passion du judo auprès des jeunes de tous âges aussi bien à la salle intercommunale de Plouhinec que dans toutes les écoles du Cap Sizun. Clément a commencé le judo à l’âge de 13 ans à l’ouverture du club de judo de Jean-Pierre Schiagez à Audierne en 1976. Sa ceinture noire obtenue à 17 ans, il n’a eu de cesse de travailler pour le judo en secondant son professeur, et en se formant au diplôme d’état d’enseignant en judo. Il reprendra le club à 19 ans en 1982, à Pont-Croix. Clément enseignait depuis 38 ans sa passion et sa philosophie de vie. Même à l’annonce de la maladie, il n’était jamais loin des tatamis.

« Papa était un jardinier »

Adolescent, Clément a été pompier volontaire avant de travailler aux Ambulances du cap, ainsi qu’à la Britany ferries durant les saisons d’été. Il gardait également une précieuse place à sa famille. Martine, sa partenaire de vie, était toujours là pour l’épauler. Avec ses filles, Mathilde et Louise, il partageait beaucoup en père prévenant et protecteur. Ils résident sur Beuzec depuis 27 ans. « Papa était un jardinier, il semait en chacun de nous des petites graines de sagesse », raconte sa fille Mathilde, qui a repris la direction des entraînements du club.

De nombreux témoignages

« Clément Borel a transmis le judo et ses valeurs à toutes les personnes qui ont poussé la porte des dojos où il officiait. Il a été acteur de la vie associative dans le Cap Sizun, en Finistère mais également en Bretagne. Au quotidien, avec son humanité, il a aimé la jeunesse et s’est battu pour permettre à tous de pratiquer le judo. Son plus grand combat a été l’intégration et la reconnaissance des judokas en situation de handicap. Par sa personnalité et sa pédagogie, Clément Borel a transmis des valeurs sportives comme la combativité et le dépassement de soi » racontent, en sus, les multiples témoignages que nous avons reçus. Aux voix des sportifs du club s’ajoute celle de Jean-Claude Couturier, l’ancien président : « Tous retiendront de Clément, son énergie, son affection pour ses élèves judokas, auxquels il n’a eu de cesse d’inculquer des règles utiles à leur existence future ». Les obsèques sont célébrées ce vendredi à 10 h 30, en l’église de Pont Croix.

Lire l'article original

- page 1 / 38